Des poules pour réduire les ordures ménagères – Le parisien du 2 décembre 2013

Yves Jégo et Annick Lacout lors de la remise des poules aux habitants du SIRMOTOM

 

Yves Jégo et Annick Lacout lors de la remise des poules aux habitants du SIRMOTOM

Yves Jégo et Annick Lacout lors de la remise des poules aux habitants du SIRMOTOM

AEFEL accompagne l'opération poules du SIRMOTOM avec Yves Jego

Photo Le Patisien – Edition du 3 décembre 2013

Un tiers du poids des poubelles d’ordures ménagères est composé de déchets organiques. Pour réduire ce volume, pourquoi ne pas faire appel à des… poules? C’est l’idée du Sirmotom* qui a lancé samedi l’opération « deux poules et un poulailler » à Montereau. Sachant qu’une poule ingurgite environ 150 kg de déchets par an, le procédé est intéressant… Non seulement vos poubelles ne seront plus malodorantes, mais vous gagnerez en retour des oeufs car la volaille en produit un ou deux par jour. Un plus pour le pouvoir d’achat de la ménagère!
Bilan dans six mois

Samedi, sur 400 personnes candidates et intéressées, vingt foyers ont été conviés. « Nous allons monter à 40, 60, pour atteindre un maximum de cent familles. J’ai testé chez moi car j’ai cinq poules, c’est génial », s’enthousiasme Yves Jégo, député-maire (UDI) de Montereau et président du Sirmotom. Durant cette expérience menée pendant six mois, chaque foyer sélectionné a reçu deux poules, un poulailler et une balance pour peser les déchets organiques donnés aux bestioles. « Vous pouvez leur donner les restes de pâtes, riz, viande, poisson, têtes de crevettes, des épluchures de fruits et légumes (sauf agrumes, bananes et kiwis), mais aussi du pain dur mouillé, des légumes cuits, des soupes, des sauces et même du gazon fraîchement coupé », énumère Annick Lacout, du bureau d’études AEFEL qui accompagne le Sirmotom dans l’opération. « Chez moi, quand je leur donne des croûtes de fromage de Cantal, pour elles c’est l’extase! »
Mais vos déchets ne suffiront pas : ces gallinacés ont aussi besoin aussi d’eau et de graines concassées, ainsi que de sable qui facilite leur digestion, sans oublier les coquilles d’oeufs pilées, source de calcium pour rendre leurs oeufs plus solides… Chaque fin de semaine, les foyers testeurs remettront au Sirmotom les résultats de leur pesée. « Rassurez vos voisins, les poules ne font pas de bruit, insiste Yves Jégo. C’est le coq qui est bruyant. Or, les poules n’ont pas besoin de coq pour pondre d’oeufs! » Résidant à Noisy-Rudignon avec leurs deux enfants, Claudine et Jean-Luc sont ravis. « Nous leur ferons un enclos. On veut réduire le volume de nos ordures ménagères. Si on a des oeufs frais en retour, c’est super ! »

 

* Syndicat de la région de Montereau-Fault-Yonne pour le traitement des ordures ménagères, qui regroupe 40 communes, soit 18000 foyers.